Ypres durant l'entre-deux-guerres
Robert Sweertvaegher s'établit comme pâtissier en 1929. Après un apprentissage dans différents établissements bruxellois de renom, il travaille un moment comme pâtissier sur des navires de croisière. C'est auprès d'un chocolatier suisse de l'avenue Louise qu'il apprend tous les secrets des maîtres chocolatiers.Dans son propre atelier, à Ypres, il commence très tôt ses expériences chocolatées. Ses premières pralines rencontrent un énorme succès. Le chocolat était très apprécié à Ypres, bien qu'à l'époque, il fût un produit de luxe principalement réservé au «beau monde » des grandes villes comme Bruxelles, Anvers ou Gand.
Le succès de l'atelier d'Ypres va croissant.
En 1933, avec le soutien de sa mère, Robert Sweertvaegher décide de tenter le tout pour le tout : il cesse ses activités de pâtissier pour se consacrer entièrement à la chocolaterie. L'ouverture du premier établissement spécialisé dans le chocolat à Ypres est un événement ! Il s'agit aussi d'un des tout premiers de ce genre en province.
Sa renommée se répand rapidement et, en 1946, il ouvre une filiale à Courtrai. À l'heure actuelle, vous pouvez encore en admirer l'intérieur d'époque. Après avoir séduit Ypres et Courtrai, le chocolatier se lance à la conquête de Bruges en 1950.La création de cette première chocolaterie brugeoise donne naissance à une nouvelle tradition qui perdure encore aujourd'hui, puisque Bruges compte plus de soixante commerces spécialisés du même genre.
Rénovation en 1976
En 1976, Jan Verougstraete se charge des rénovations et soulage Robert Sweertvaegher d'un certain nombre de tâches. En 1980, monsieur Sweertvaegher prend sa retraite et l'affaire est entièrement reprise par Jan Verougstraete.Ce dernier renforce la tradition de qualité et la formule à succès du chocolatier en ouvrant un quatrième établissement à Anvers en 1990, preuve s'il en est que chaque nouvelle génération succombe au goût inimitable des pralines Sweertvaegher. Et leur histoire est loin d'être finie !